Italie : objectif réduction de l'avortement

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Pyramide des âges italienne : objectif réduction de l'avortementDans un discours de politique générale, le nouveau chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a assuré vouloir "relever l'Italie", en queue de peloton en terme de croissance économique (0,6% prévu pour 2008). Pour cela, il a décidé d'encourager  la natalité italienne. Il faut dire qu'en matière de démographie aussi, l'Italie est l'un des mauvais élèves de l'Europe, avec un taux de fécondité de 1,35 en 2006, ainsi que l'atteste la pyramide des âges italienne (ci-contre). Une pyramide qui n'a plus grande ressemblance avec les pyramides égyptiennes, tant l'Italie manque de jeunes.

Il a ainsi insisté sur l'un des levier : encourager la natalité via des aides financières à la famille. Il a ainsi promis "d'éradiquer les raisons matérielles de l'avortement". Une récente étude (cf. lien à la fin de l'aticle) avait révélé que près de 7 gynélologues italiens sur 10 refusaient de pratiquer l'avortement. Une étude qui faisait suite à une demande de moratoire d'un journaliste italien dont la liste anti-avortement avait fait trembler la droite italienne, et forcé Berlusconi à lui emboîter le pas sur la question de l'avortement.

"L'avortement est un drame et restera un drame", disait Simone Veil à la tribune de l'Assemblée Nationale Française en 1975 lors de la libéralisation de l'avortement. Si la France comme de nombreux pays du monde a tout simplement oublié de mener des politiques pour réduire le nombre d'IVG, l'Italie est là pour rappeler qu'une telle volonté est possible. A suivre dans les faits...

Sources : Le Monde.fr, Le Salon Beige