Le Canada rend sa liberté d'expression à un infirmier pro-vie

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La Court suprême de justice du Canada a donné raison à un infirmier canadien dont le droit de pratiquer avait été retiré en janvier 2005 pour avoir protesté en 2002 et 2003 devant une clinique du planning familial canadien qui pratique l'avortement. Il avait été faussement accusée d'avoir tenté d'intimider le personnel médical et les patientes.

La fédération des infirmières de la Saskatchewan (SALPN) l'avait suspendu pour une durée de...45 ans ! Motif : conduite anti-professionnelle. L'institution était même allée jusqu'à l'obliger à payer une amende de 15 000 dollars. Une obligation pour l'obliger à financer les activités même qu'il réprouve.

La cour d'appel avait cassé le jugement de la cour de justice Queen's Bench. Cette semaine, la cour suprême a donc confirmée cette décision. L'avocat de l'infirmier avait mis en cause l'atteinte à la liberté d'expression que représentait la première décision de justice.

"Notre position a toujours été que si vous êtes infirmier et que vous interférez à l'accès au système de santé ou aux  meilleurs intérêts de votre patient, alors c'est un problème professionnel", a déclaré le responsable de l'institution. Une déclaration pour le moins étrange quand on sait que l'avortement est plus risqué que l'accouchement normal (deux fois plus de décès lors des avortements, risques d'infection, syndrome post-avortement, etc.).

Durant le procès l'infirmier avait été forcé de travailler comme cammionneur dans l'Alberta. Il va maintenant pouvoir reprendre son métier librement.


Source : LifeNews.com

Comments

infirmier pro-vie

 Je présume que la partie qui a succombé va devoir indemniser cet infirmier pour le manque à gagner (en supposant qu'un camionneur est moins payé à l'heure) et le préjudice d'agrément (on est en droit de préférer soigner les gens plutôt que de conduire des camions).