Information et désinformations : la Pologne montre encore l'exemple

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Relayé en France par Courrier International, la polémique polonaise s’enfle de mensonges.

Avant-hier, les médias polonais se sont intéressés à l'affaire d’une gamine de 14 ans, sur laquelle le planning familial polonais et une activiste pro-avortement connue, Wanda Nowicka ont jeté leur dévolu. La petite fille, qui apparaît dans les médias sous le nom d’Agathe, s’est trouvée enceinte de sont petit ami, et non « violée » comme a pu le prétendre Courrier International, relayant des média et députés polonais de gauche et d'extrême gauche.

Marche pour la vie 2008 à VarsovieOr, en Pologne, l’avortement n’est légal qu’en cas de viol, si la vie de la mère est en danger, ou enfin pour les mineures de moins de 15 ans, le cas d’Agathe. Au lieu de l’aider dans cette épreuve, sa famille l’a dirigée vers le planning familial afin d’obtenir un avortement. La petite fille avoua cependant à son professeur ne pas vouloir avorter. Constatant les pressions familiales soutenue par des activistes pro-avortement, les hôpitaux refusèrent donc de procéder à un avortement. Un prêtre et des militants pro-vie lui ont alors offert l’aide nécessaire pour qu’elle puisse garder son enfant. Malgré cela, la petite fille a été amenée à un nouvel hôpital, acceptant de procéder à un avortement. Après un diagnostique de psychologue demandant pourtant un nouveau délai de réflexion, l’avortement a été planifié pour le lendemain. A ce moment, Agathe donne des information contradictoire, se disant parfois prête à avorter, mais admettant être pressée à avorter.

L’hôpital a alors fait face à une grande mobilisation pro-vie exigeant qu’Agathe ne soit pas contrainte à avorter. Un procès a même été intenté contre Wanda Nowicka pour pression sur mineur dans le but de contraindre à un avortement. La police et les média se sont dès lors intéressés à l’affaire. La justice a alors placé la petite fille dans un centre pour enfants. Agathe est désormais en sécurité et les offres de soutien affluent de toute la Pologne.

Une sombre affaire qui remet en lumière les techniques éprouvées des partisans de l’avortement pour le légaliser : utiliser une gamine, de préférence violée, en le faisant croire même si ce n’est pas le cas, afin de ne parler que des cas les plus horribles, sans avouer qu’ils ne sont (heureusement) qu’une poignée, en comparaison des centaines de milliers d’avortements dits « de convenance », quand ils ne sont pas un simple moyen de contraception. Une affaire qui rappelle aussi les pressions que subissent les femmes, notamment de la part de leur compagnon, pour aller avorter.

Sources : LifeNews, Courrier International

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