Madagascar : refus catégorique d'une loi autorisant l’avortement

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«Non à l'avortement ! Il n’est pas question d’autoriser cette pratique. La vie est un don de Dieu », déclare le Président Marc Ravalomanana lors de son passage à Morondava, dans le Menabe, vendredi dernier. «Je sais qu’il y a des gens qui essaient de faire passer un projet de loi sur l’avortement. Mais je ne permettrai jamais sa dépénalisation », souligne le Chef de l’Etat.

En l’état actuel des textes, l’avortement est interdit à Madagascar. Cette pratique est condamnée par la loi, sauf peut-être pour les cas d’avortement thérapeutique, quand la vie de la mère est en danger ou si le fœtus présente une malformation grave mettant en péril l’enfant à naître. D’ailleurs, toutes les personnes contribuant de près ou de loin à une interruption volontaire de la grossesse (la personne concernée, le médecin, la sage-femme, la matrone, le conjoint, les parents…) sont passibles d’une peine, allant de 6 mois à 10 ans, suivant leurs responsabilités. Dans les fait, il semblerait que les condamnations soient plutôt rares.

Une précédente étude avait révélé que 7 avortements clandestins sur 10 résultaient d'une pression du conjoint. il reste donc des efforts à faire, non seulement pour l'accueil de la vie, mais aussi pour protéger les femmes malgaches des pressions des hommes.

Source : Midi Madagasikara