Avortements au Mexique : la tension monte

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Suite à la décision de la cour suprême de justice mexicaine de maintenir l'avortement légal dans la ville de Mexico (cf notre précédent article), le mécontentement monte dans les rangs des pro-vie. La cour suprême de justice a en effet protégé la décision de la ville de Mexico à 8 votes contre 3.

Mexico est en effet une des très rares ville d'Amérique du sud à avoir légalisé l'avortement sans restrictions pendant le premier trimestre de grossesse. Ce, même si la majorité des médecins refusent de pratiquer l'avortement à Mexico.

L'objectif est bien sûr de faire cesser les avortements à Mexico, mais aussi et surtout que cette décision ne constitue pas un précédent qui pourrait permettre aux autres villes de légaliser à leur tour l'avortement sur simple demande. En effet, des lobbies pro-avortement ont immédiatement saisi l'opportunité d'étendre cette législation à d'autre zones du Mexique, voire d'autres pays d'Amérique du Sud. "Cela ouvre la voie pour toute l'Amérique latine de commencer à discerner une voie possible vers l'avortement légal" a ainsi déclaré Raffaella Schiavon, qui a conseillé les pouvoirs publiques de la ville de Mexico. Des pouvoirs publiques qui ont même été au-delà de leur fonction en déclarant être prêts à aider d'autres élus de la régions à s'avancer dans la même voie.

Face à ce danger, les groupes pro-vie se sont mobilisés. "La tragédie que nous sommes en train de vivre  dans la ville de Mexico risque de s'étendre à d'autres régions", a déclaré Jorge Serrano, directeur du groupe pro-vie Por-Vida.

Source : Washington Times

Image : 10 000 croix sont érigées devant l'Ange de L'Indépendance à Mexico le mois dernier. Elles représentent le nombre d'avortement légaux pratiqués dans la ville depuis mars 2007