L'Australie devrait voter sur le financement des avortements tardifs

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Le sénateur pro-vie Guy Barnet mène une campagne au parlement australien dans le but de mettre un terme au financement fédéral des avortements tardifs, c'est-à-dire après le premier trimestre de grossesse. Le Sénat devrait se prononcer bientôt sur cette mesure.

"Depuis 1994, les contribuables australiens ont payé près de 1,7 millions de dollars pour plus de dix mille avortements tardifs", a déclaré le sénateur Barnett. "En 2007, le contribuable australien a payé plus de 150000 dollars pour près de 800 avortements tardifs".

Cette proposition a été favorablement orientée par la décision du gouvernement, par la voix du ministre de la santé Nicolas Roxon, de ne pas donner de ligne de vote, et donc de laisser aux élus le libre vote. Un libre vote qui avait aussi été laissé dans des sujets pro-vie difficiles tels que la recherche sur les embryons, le clonage humain ou la dangerosité de la pilule RU 486.

L'objectif est bien sûr, à terme, de limiter le plus possible les avortements tardifs. Rappelons à cet effet que les bébés avortés commencent à avoir des chances de survie conséquentes dès la 24e semaine de grossesse. Il est donc nécessaire de leur faire une injection mortelle avant ou après l'avortement, ou de les laisser mourir après l'avortement.

Le sénateur Barnet a été soutenu par les sénateurs Ron Boswell, Steve Fielding et Cory Bernardi. Ce dernier a trouvé juste que les Etats acceptant l'avortement tardifs paient, et que l'échelon fédéral ne soit pas impliqué financièrement. L'opposition est menée notamment par la sénatrice Sarah Hanson-Young, arguant que cette décision serait discriminatoire envers les femmes les plus démunies.

Gianna Jessen, américaine rescapée d'un avortement tardif est venue afin de soutenir la mesure. Ayant survécu à une injection de solution saline, elle a pu s'entretenir avec de nombreux élus

Source : LifeNews