Jacquie, 15 ans, enceinte de six mois meurt d'un avortement

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Congo en afriqueUne jeune fille de 15 ans répondant au nom de Jacquie, pré-finaliste des humanités d'une école de la place et habitant la commune de Lemba, à Kinshasa a trouvé la mort dernièrement, des suites d'un avortement provoqué d'une grossesse de 6 mois, a-t-on, appris, le week-end à l'ACP. Selon la source, la jeunesse fille qui avait remarqué l'arrêt de son cycle de menstruation a été informé de sa grossesse après un test auprès d'un médecin. Après ce test, l'amant de la jeune fille a nié et n'a voulu rien savoir de cette grossesse. La jeune fille qui était désemparée sans promesse de mariage et de se retrouver mère sans avoir terminer ses études a décidé d'avorter à 6 mois de grossesse. Cet avortement entrevenu par un infirmier d'un centre de santé avoisinant a coûté 50.000 FC (ndlr : un peu moins de 100 dollars), selon la source qui a révélé que la fille n'a pu tenir après des fortes hémorragies.
Paniqué, l'infirmier a pris la fuite laissant l'infortunée agonisante avant d'être transférée par des jeunes gens du quartier à l'hôpital Saint Joseph à Limete où elle a rendu l'âme.

Une sombre histoire qui confirme un précédent article portant sur les avortements à Madagascar : la pression des hommes et de la famille poussent les jeunes filles à avorter dans des conditions dramatiques, alors qu'elles désireraient garder leur enfant. Rappelons qu'à 6 mois, le bébé aurait pu naître et vivre, comme beaucoup de grands prématurés.

Le droit pénal congolais punit sévèrement tout avortement provoqué, sur soi-même ou par autrui. Le siège de la matière est aux articles 165 et 166 du Code pénal congolais livre Deux, qui répriment de 5 à 10 ans de servitude pénale un avortement sur soi-même, et de 5 à 15 ans celui par autrui. Il est cependant possible d'obtenir une IVG dans certains cas (viol, inceste...), même si la loi ne l'autorise pas officiellement.

Source : MediaCongo