Le nombre d'IMG en hausse de 10% en France pour 2006

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Le sigle IMG (interruption médicales de grossesse)  désigne les interruptions volontaires de grossesse (IVG) réalisées après le délai légal (12 semaines en France). Cette pratique est réglementée et l'IMG ne peut être pratiquée que pour certaintes raisons, en particulier en cas de malformation du foetus, ce qui pose le problème de l'eugénisme. Quel est la norme pour qu'un foetus, parfois viable (pouvant survivre hors de l'utérus de la mère) puisse être éliminé au nom de son "anormalité" ? C'est ainsi que les enfant trisomiques, atteint de déficience mentale, mais pouvant vivre, sont éliminés à 95%.

Le rapport annuel 2007 de l'Agence de la biomédecine vient d'être rendu public et présente l'état des lieux de l'IMG en France pour l'année 2006 :

En 2006, le nombre d’attestations demandées et délivrées en vue d’autoriser une interruption "médicale" de la grossesse (IMG) a progressé de plus de 10% (6 787 en 2006 contre 6 093 en 2005) ; 402 grossesses ont été poursuivies malgré l’annonce d’une pathologie qui aurait pu, selon la loi, permettre une IMG. Près de la moitié de ces grossesses ont abouti à la naissance d’un enfant vivant, mais le rapport ne précise pas combien étaient indemnes de la pathologie annoncée. Le taux de refus de délivrance de cette attestation reste stable, autour de 1,7 %, sur les deux dernières années.

Cette augmentation de 10% des IMG, alors que le nombre des naissance n'a pas augmenté, loin de là, pose le problème de l'accentuation d'une dérive eugénique. La "normalité" de l'être humain, c'est à dire les conditions dans lesquelles il doit être physiquement et intellectuellement pour ne pas être avorté ne serait-elle pas en train de se durcir de 10%?

IMG (interruption médicales de grossesse) : nombre et raisons en FranceEn ce qui concerne les motifs qui conduisent la femme à demander une IMG, leur répartition est très stable entre
2005 et 2006 : une anomalie chromosomique dans 36 % des cas (en particulier la trisomie); la proportion est la même pour les syndromes malformatifs ou associations malformatives (toute malformation du foetus, comme la malformation d'un membre). Ces deux catégories représentent, à elles seules, plus de 70 % des
motifs d’IMG. Une cause génique existe dans 6 % des cas ; les indications infectieuses dans 1 %.

Les IMG les plus tardives (≥ 22 SA) concernent les malformations et syndromes malformatifs, en raison d’un
diagnostic lui-même souvent plus tardif, alors que les IMG les plus précoces (< 22 SA) concernent les indications
biologiques (chromosomiques et géniques), souvent posées au premier trimestre de la grossesse.

Sources : gènéthique.org, Rapport 2007 de l'Agence de la biomédecine

Annexe : l'IMG par maladie :