Europe

Espagne: pour les évêques, l'avortement doit être considéré comme "un délit"

Les évêques espagnols ont estimé vendredi que l'avortement, en passe d'être libéralisé en Espagne par le gouvernement socialiste, devrait être considéré, au contraire, comme "un délit". Le secrétaire général de la conférence épiscopale Juan Antonio Martinez Camino, a déclaré lors d'une conférence de presse que l'avortement était un "péché gravissime" et qu'il "ne comprenait pas comment le fait de supprimer la vie d'un être humain innocent (...) ne soit pas aussi un délit".

Source : La Croix

Espagne: le gouvernement amende un peu son texte sur l'avortement

Une des dispositions les plus polémiques du projet de loi de libéralisation de l'avortement en Espagne, à savoir que des mineures de 16 et 17 ans puissent interrompre leur grossesse sans avertir leur parents, a été abandonnée jeudi, a-t-on appris de source parlementaire. Le texte modifié prévoit toutefois des exceptions à l'obligation d'informer les parents, qui ménagent une importante marge d'interprétation. La modification prévoit aussi le droit à "l'objection de conscience" des médecins

Italie : le RU489 finalement commercialisé

La pilule abortive RU 486 a reçu, hier, un feu vert à sa commercialisation en Italie. L'autorisation de l'Agence italienne du médicament (AIFA) a été publiée au journal officiel, et ce, malgré les réticences du gouvernement.

Rappelons que l'Aifa avait autorisé le 31 juillet 2009 la commercialisation de la pilule, mais face aux critiques émises par des responsables catholiques et des membres du gouvernement, une commission du Sénat avait demandé un nouvel avis à l'Aifa, qui a confirmé le 2 décembre sa première décision.

Source : LeFigaro via Gènéthique

La Synthèse de presse bioéthique du mercredi 2 décembre 2009

Après le vote du Sénat, le gouvernement Berlusconi a entériné vendredi 27 novembre 2009 l'interdiction pour les pharmacies de délivrer le RU 486. La commercialisation de la pilule abortive, autorisée en juillet dernier par l'Agence italienne du médicament (AIFA), se fera dans le cadre d'une hospitalisation. C'est d'ailleurs ce que stipulait l'autorisation de l'AIFA depuis le début, mais sans qu'ait été définie la notion d'"hospitalisation" : il pouvait très bien s'agir d'une hospitalisation de jour avec possibilité pour la patiente de rentrer chez elle après avoir pris le produit.

Source : Généthique (Le Quotidien du médecin)

Irlande: l'interdiction devant la cour européenne

La loi interdisant de pratiquer l'avortement en Irlande sera étudiée par la Cour européenne des droits de l'homme le 9 décembre à Strasbourg. Deux Irlandaises et une Lituanienne ont saisi la Cour de Strasbourg. Elles estiment que la loi irlandaise a mis leur vie en danger, les a soumises à "des traitements inhumains et dégradants tout en violant leur droit au respect de leur vie privée". L'Irlande avait pourtant eu l'assurance que l'Europe ne toucherait pas à leur législation pro-vie au cours du second référendum sur le traité de Lisbonne, suite au "non" au précédent référendum.

Source : Le JDD

Italie : coup de frein sur la pilule abortive RU486

La commercialisation de la pilule abortive 486 est de nouveau au centre des débats. En juillet dernier, l’Agence italienne du médicament (Aifa) avait donné son autorisation à la commercialisation de la pilule abortive RU486. Cette décision arrivait après plus de deux années de discussion entre les réticences des uns et des autres (politiques, Eglise). Mais les débats n’ont en fait jamais cessé. Mercredi dernier, le sénat a bloqué la vente de la pilule abortive. Les conclusions de l’Aifa ne sont pas remises en cause mais une demande a été faite au Ministère de la santé de contrôler la compatibilité de la loi 194 sur l’avortement et la pilule abortive, ainsi que de vérifier les procédures de garantie de la sécurité.

Source : lepetitjournal.com

Espagne : amendements rejetés

Le projet de loi socialiste de libéralisation de l'avortement, qui veut permettre aux femmes l'avortement à la demande jusqu'à 14 semaines de grossesse et supprimer le consentement parental pour les mineures de 16 ans au moins, a franchi sa première étape. Les quatre amendements sur la totalité du texte proposés par l'opposition, au sujet des mineures et de l'objection de conscience ont été rejetés. On note que les députés du parti supposé d'inspiration catholique, le PNV des nationalistes basques, ont mêlé leurs voix à celles du PSOE de Zapatero dont une seule a manqué à l'appel : il s'agit d'un socialiste dont l'identité n'est pas pour l'heure connue. Pour donner le change, assure HazteOir, la plateforme pro-vie espagnole, le gouvernement s'est montré ouvert au dialogue notamment sur la question des mineures.

Source : Le blog de Jeanne Smits

Le Conseil de l'Europe veut restreindre l'objection de conscience

Le Conseil de l'Europe réunit 47 pays et est indépendant de l'UE (dans un certaine mesure, puisque l'idéologie véhiculée est semblable).

Un projet de résolution de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe présenté par la Suédoise Mme Hägg et la socialiste britannique Christine Mc Cafferty s'attaque à : « L'accès des femmes au soins médicaux légaux : le problème du recours non réglementé à l'objection de conscience. » L'objectif est double : promouvoir l'avortement en tant que « droit humain », et dans cette même logique limiter la possibilité offerte aux personnels médicaux à titre individuel comme aux établissements de soins de refuser de fournir certains services de santé pour des motifs religieux, philosophiques ou moraux. 

En France, les restrictions à l'objection de conscience ont déjà été mises en place pour l'« IVG » par la loi Aubry : le médecin sollicité pour un avortement peut refuser mais doit fournir à sa patiente le nom et l'adresse d'un confrère ou d'un centre acceptant de fournir ce « service », tandis que dans les hôpitaux publics, les chefs de service de gynécologie-obstétrique ont l'obligation légale d'organiser des avortements.

Source : LeSalonBeige via le Blog de Jeanne Smits

Portugal : les statistiques de l'avortement à nouveau en hausse

Les chiffres officiels de l'avortement au Portugal pour le premier semestre de 2009 viennent de tomber : la Division de la Santé reproductive de la Direction générale de la Santé de ce pays annonce 9.972 « interruptions volontaires de grossesse » sur la période, soit une progression de 5,5 % par rapport au premier semestre de 2008.

Portugal : le nombre d'IVG en hausse

Le nombre d’avortements continue de progresser au Portugal depuis la légalisation de « l’interruption volontaire de grossesse » en juillet 2007.

Ce sont surtout certains centres de santé qui enregistrent l’essentiel des hausses sur le 1er semestre 2009 par rapport à la même période en 2008. Par exemple + 23 % (+ 212 avortements) à l’hôpital de Amadora-Sintra, où la plupart des médecins sont pourtant objecteurs de conscience.

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