IVG et accompagnement psychologique

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Le Figaro Madame évoque l'accompagnement psychologique, inégal et parfois inexistant, des femmes qui ont recours à l'avortement en France. L'entretien obligatoire avec un psychologue avant et après un avortement a été supprimé par la loi du 4 juillet 2001 excepté pour les mineures.

Marie, une jeune femme de 30 ans, se souvient de la façon dont elle a été reçue lorsqu'elle s'est rendue dans un hôpital de la région parisienne pour avorter. Saisie d'une crise d'angoisse, le psychiatre qui la reçoit lui donne un anxiolytique sans évoquer avec elle cette grossesse vécue comme un problème et l'oriente vers un centre de planning familial.

Marjorie Agen, fondatrice de l'Association nationale des sages-femmes orthogénistes (ANSFO), s'insurge contre l'hétérogénéité de la prise en charge des femmes et milite pour que les sages-femmes soient autorisées à pratiquer des IVG médicamenteuses. "Cela élargirait la palette de professionnels à la disposition des femmes" fait-elle valoir.

Faudrait-il "rendre à nouveau obligatoire le suivi psychologique des femmes qui avortent ?" interroge le Figaro Madame. Le Mouvement français pour le planning familial s'y dit opposé. La psychanalyste Sophie Marinopoulos déplore cette mise à l'écart du vécu des femmes : "cela montre bien que l'on ne sait plus tenir la main. On achète des stéthoscopes dernier cri, mais on n'embauche pas de psys. En n'examinant pas les causes, on fabrique de la répétition". Les femmes finiront par provoquer un changement estime-t-elle : "ce sont elles qui diront : 'on en a ras le bol de votre modernité ! Tenez compte de nos émotions' "

Source : Le Figaro Magazine (Gaëlle Robin) via la revue de presse gènéthique