Publication d’une étude sur l’accouchement sous X

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L’Institut d’études démographiques (INED), a publié, le 21 septembre 2011, une étude sur l'accouchement sous X. Menée par la chercheuse Catherine Villeneuve-Gokalp, cette étude porte sur les différents portraits sociologiques et démographiques de ces femmes demandant à accoucher dans le secret. En 2009, 680 femmes accouchant sous X ont été recensées en France. De multiples raisons expliquent leur choix. 

43% des femmes accouchent sous X en raison de leur relation avec le père de l’enfant (séparation, refus d’être père, ou encore parce que l’homme est alcoolique, toxicomane, ou en prison). Les difficultés économiques et sociales sont la cause de 20% de ces accouchements et 19% sont dus à l’incapacité de la mère à s’ "investir et assumer un enfant parce qu’elle se sent trop jeune". 11% des grossesses sont cachées par crainte d’un rejet familial ou de la communauté. 

La grande majorité de ces grossesses sont découvertes tardivement. Dans 8 cas sur 10, le délai légal d’IVG est dépassé. 14% des mères reprennent leur enfant au cours du délai de réflexion de deux mois. 

La loi de 2002 sur l’accès aux origines invitent les mères à confier des données personnelles, voire leur identité. 20% des enfants pourront connaitre l’identité de leur mère, 19% trouveront un dossier vide et 23% n’auront que des renseignements non identifiants, souligne l'étude.

L’étude révèle également qu’une femme sur deux a au moins 30 ans et vit en couple avec des enfants. Catherine Villeneuve-Gokalp conclut que "l’accouchement secret n’est pas seulement le fait de très jeunes femmes abandonnées par leur partenaire ou en situation de précarité même si elles sont effectivement sur représentées".