L’IVG, enjeu politique en Espagne et aux Etats-Unis

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Le 30 octobre 2011, à l’approche des élections législatives du 20 novembre en Espagne, la droite a annoncé qu’elle modifierait la loi sur l’avortement si elle était élue. En 2010, l’Eglise catholique espagnole avait exprimé son opposition lorsque la loi avait été votée. 

Jusqu’alors autorisé uniquement en cas de viol, de malformation du fœtus ou de danger pour la santé de la mère, depuis 2010, l’IVG est autorisée librement jusqu’à 14 semaines. La droite espagnole a affirmé vouloir défendre "une loi de protection de la maternité avec des mesures d’aides aux femmes enceintes, en particulier celles en situation difficile". 

Aux Etats-Unis, des tensions perdurent entre l’Eglise catholique et l’administration Obama. Des groupes catholiques ont notamment manifesté leur mécontentement concernant une recommandation, émise dans le cadre de la nouvelle loi sur la santé, qui exige que les moyens contraceptifs soient couverts par les assurances privées.

Par ailleurs, Herman Cain, en tête des sondages de la primaire républicaine et de la présidentielle de 2012, a souligné, après avoir tenu un discours plus confus sur le sujet, qu’il n’était favorable à "aucun avortement, sans aucune exception". Il a précisé vouloir "renforcer" les "lois actuelles qui empêchent l’avortement". D’autres, comme Ricky Perry, gouverneur du Texas, ou Michele Bachmann, représentante du Minnesota, réaffirment leur volonté d’empêcher la pratique de l'avortement. Rick Perry estime que le programme "pro-vie" sera à nouveau déterminant dans le choix électoral des américains.

Source : synthèse de presse gèntétique  Liberté politique 28/10/11 – AFP 30/10/11 – The Washington Post (Jerry Markon) 31/10/11