‘C'est cela l'avortement’ : un sénateur irlandais choque ses collègues avec une description épouvantable de l'avortement

PDF versionPDF version

DUBLIN, le 18 juillet 2013 (LifeSiteNews.com) - Le sénateur du parti républicain (Fianna Fáil), Jim Walsh a ébouriffé les politiciens pro-avortement d'Irlande en donnant une description "graphique" et détaillée des procédures d'avortement durant la discussion en cours au Sénat sur la loi gouvernementale concernant l'avortement. La loi propose de permettre l'avortement durant les neuf mois complets de la grossesse si la mère proclame qu'elle est suicidaire.

Les activistes pro-vie critiquaient depuis longtemps l'utilisation de l'euphémisme et de la fuite verbale dans le but de protéger le public de la réalité de l'avortement. Walsh a approuvé, en disant que dans la conversation au sujet de l'avortement, les gens sont “prédisposés à utiliser une langue très aseptisée.” Il a cité des femmes, en incluant plusieurs célébrités, qui avaient communiqué leur regret de toute une vie et leur anxiété concernant leurs avortements.

         “Je m'oppose à cette législation, parce qu'elle est anti-femmes. Cela affaiblit les femmes,” a-t-il dit.

 

Le sénateur Walsh citait le témoignage que l'ancien avorteur, le Dr Anthony Levatino, a donné à la Chambre des députés américaine avant que cette chambre ait passé un interdit au sujet de la grossesse à partir de 20 semaines.

 

Votre patiente aura senti son bébé donner des coups de pied depuis les deux derniers moi ou plus. Mais à présent la voici endormie sur une table d'opération et vous devez ici l'aider avec son problème de grossesse. La première tâche est d'enlever les laminaires qui avaient été placés plus tôt dans le col de l'utérus pour le dilater suffisamment afin de permettre la procédure que vous êtes sur le point d'exécuter.

 

Le premier instrument que vous cherchez à atteindre est un cathéter de succion français. Imaginez-vous introduisant ce cathéter par le col de l'utérus et donnant l'ordre à l'infirmière de service d'allumer la machine à succion. Ce que vous verrez est un liquide jaune pâle qui ressemble à de l'urine venir à travers le cathéter vers une bouteille en verre sur la machine à succion. C'est le liquide amniotique qui a entouré le bébé afin de le protéger.

 

Une fois l'aspiration terminée, cherchez votre pince (sopher clamp). Cet instrument est fait pour agripper  et broyer les tissus . Quand il arrive à attraper quelque chose, il ne laisse pas partir. L'avortement du deuxième trimestre D&E (dilatation et évacuation) est une procédure aveugle. Le bébé ne peut être vu sous aucune orientation à l'intérieur de l'utérus. Imaginez-vous pénétrant à l'intérieur avec la pince (sopher clamp) et agripper tout que vous pouvez.

 

Dès que vous avez attrapé quelque chose à l'intérieur, serrez sur la pince pour fixer les machoires et tirez fort. Vraiment fort. Vous avez l'impression que quelque chose s'en va,  et surgit alors une jambe d'environ six pouces de long complètement formée. Pénétrez encore, serrez les machoires, et tirez vraiment fort encore une fois, et un bras émerge de la même longueur environ. Pénétrez de nouveau avec cette pince et extrayez en déchirant la colonne vertébrale, les intestins, le coeur et les poumons.

 

La partie la plus rude d'une opération D&E est d'extraire la tête du bébé. Vous pouvez être assez sûrs que vous l'avez saisi si la pince est étendue autant que vos doigts peuvent le permettre. Vous saurez que vous l'avez bien quand vous écraserez la pince et verrez une matière gélatineuse blanche surgir à travers le col de l'utérus. C'était le cerveau du bébé. Vous pouvez alors extraire les morceaux du crâne. Plusieurs fois un petit visage émergera et vous regardera fixement.

 

Félicitations, vous venez juste d'affirmer son droit à choisir.

Walsh nommait la procédure qu'il avait décrite "médiévale" et "barbare", demandant si c'est ce qui est  "le mieux que nous puissions offrir à une femme qui a une grossesse non désirée.” 

Walsh continua, “Collègues, ceci est l'avortement. Celui pour lequel ce gouvernement nous demande, vous et moi, de voter.”

La vie, dit-il, commence à la conception. “Interrompez n'importe où ce long continuum et le reste de cette vie est effacé”.

Walsh a réclamé que la section 9, qui permet l'avortement direct pour intention suicidaire, soit retirée de la loi. Il a réitéré le témoignage donné par les experts selon lequel il n'y a aucune évidence médicale que l'avortement puisse être considéré comme un traitement par rapport à des intentions suicidaires.

Il a rappelé aux sénateurs que tous les experts médicaux pendant les audiences ont dit qu'ils n'avaient jamais été "empêchés" de fournir quelque traitement médicalement nécessaire que ce soit aux mères enceintes, conformément à la loi actuelle qui exige que les docteurs traitent aussi bien la mère que l'enfant comme des patients.

Les experts, a-t-il dit, avaient ajouté qu'ils n'avaient aussi jamais entendu parler d'un quelconque collègue qui aurait été ainsi empêché.

Niamh Ui Bhriain de l'Institut pour la Vie (Life Institute) a dit que Walsh devait être félicité pour avoir “expliqué clairement la réalité de l'avortement,” ajoutant que les attaques à son égard par Ivana Bacik, Eamon Gilmore et d'autres étaient “grossièrement hypocrites,” alors que Walsh avait manifestement tout simplement décrit la procédure qu'ils étaient en train de travailler à légaliser.

 Le sénateur Walsh, a-t-elle dit, suivait la tradition des activistes anti-esclavage, Guillaume Wilberforce et d'autres avocats des droits de l'homme, “qui ont refusé de permettre aux abus d'être dissimulés.”

La sénatrice du parti travailliste Ivana Bacik, une des propagandistes pour l'avortement les plus virulentes, apostrophait Walsh au sujet de son discours, en le qualifiant d' “alarmiste” et "regrettable".

“Il y avait un accord au début de la discussion que nous serions respectueux dans notre langage, nous respecterions les vues des d'autres, que nous serions professionnels dans notre approche de cette question et que nous en débattrions de manière raisonnable et rationnelle et tout le monde y est resté fidèle jusqu'à ce discours que nous avons entendu,” a-t-elle dit.

Le sénateur Marie Louise O'Donnell a décrit la contribution de Jim Walsh comme “une pornographie orale.”

Le Député Premier ministre et chef du parti travailliste pro-avortement Eamon Gilmore a attaqué le discours, en l'appelant "inconvenant" et “excessif.”

“J'espère que nous n'entendrons plus beaucoup de ce type de langage,” a ajouté Gilmore.

Jusqu'à la dernière élection, le parti travailliste était le seul parti ouvertement pro-avortement en Irlande. Les observateurs politiques ont dit que le parti gouvernant, Fine Gaël, a seulement fait avancer la législation - après avoir fait une promesse de campagne de ne jamais légiférer en faveur de l'avortement - en réponse aux demandes de leur partenaire de coalition du parti travailliste.

Niamh Ui Bhriain a résumé : “l'avortement est une procédure affreuse qui met fin à une vie humaine. Le parti travailliste le soutient, Fine Gaël vient de voter pour le légaliser sans limites de durée de grossesse, mais ils préfèrent cacher la réalité.”

“Bien fait à Jim Walsh pour avoir refusé de jouer avec ces tentatives pour étouffer l'affaire,” a-t-elle dit.

Les commentaires de Walsh ont été suivis par  le sénateur républicain du Fianna Fáil,  Mark Daly qui n'a pas dit s'il soutiendrait la loi, affirmant qu'il n'y a “aucune réponse facile, aucune réponse qui soient cent pour cent correcte.” Mais Daly a averti qu'avec l'avortement, “dès que vous ouvrez la porte, il est très difficile de la refermer.” Les pays qui ont commencé à légaliser la procédure au cours des années 1960 et 70, comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni, s'étaient retrouvés avec des régimes beaucoup plus libéraux que voulu à l'origine.

Il a souligné qu'en Angleterre, une grossesse sur cinq à présent se termine par un avortement, malgré des restrictions plus formelles dans les textes que celles que la loi irlandaise permet. Chaque changement qui avait été mis en place en Angleterre avait été utilisé par les lobbyistes de l'avortement pour “pousser la limite au-delà”

 La sénatrice du Fine Gaël, Fidelma Healy-Eames a dit que c'est “avec un coeur lourd” qu'elle a décidé de ne pas soutenir la loi, sachant qu'elle sera rejetée du parti par le premier ministre Enda Kenny.

“En sachant que j'ai les meilleures intentions pour les mères enceintes et leurs bébés, je ne peux pas soutenir cette loi tel qu'elle est,” a-t-elle dit aux sénateurs. Elle a présenté un amendement à la loi pour la renvoyer en chambre basse (Dáil) pour un nouvel examen. 

Le Sénateur du Fine Gaël Paul Bradford a accusé le gouvernement de pousser en avant une législation basée sur un travail “orienté relations publiques ” des lobbyistes de l'avortement. “Nous ne nous étions pas attendus à venir à un moment dans notre vie politique où mon parti, entraînant notre gouvernement mettrait sur la table devant nous une législation sur l'avortement,” a-t-il dit.

Source : LifeSiteNewsHilary White