Confessions sanglantes : d'ex-avorteurs déballent leurs tripes : le cas de Bernard Nathanson

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David Kupelian expose en profondeur un des secrets les plus sordides de l'Amérique

« Les femmes doivent avoir le contrôle de leur propre corps »

“L’avortement sûr et légal est le droit de chaque femme »

“Qui décide? Tu décides!”

“L’avortement est une décision personnelle entre une femme et son docteur”.

“Qui prendra cette décision la plus personnelle d’une vie de femme? Est-ce que les femmes décideront ou bien les politiciens et les bureaucrates à Washington ? »

“La liberté de choix – un droit fondamental américain.”
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Dans l’une des campagnes de marketing les plus réussies de l’histoire politique moderne, le « mouvement des droits à l’avortement » - avec ses phrases émotionnelles à l’emporte pièce et ses puissants slogans politiques – a réussi à transformer ce qui fut à un moment donné un crime haineux en un droit constitutionnel farouchement défendu.

Durant les tumultueuses années 60, après des siècles d’interdiction légale et de condamnation morale de l’avortement, une poignée d’activistes motivés ont lancé une campagne de marketing sans précédent. Leur but était double : Il s’agissait d’abord de capturer les média d’information et donc l’opinion publique, puis de changer les lois de la nation régissant l’avortement.

Leur succès fut rapide et total – aboutissant à la légalisation de l’avortement dans tous les 50 états, pour n’importe quelle raison virtuelle et ce durant les 9 mois de la grossesse. Depuis la décision controversée Roe v. Wade prise par la Cour Suprême en 1973, les médecins américains ont réalisé plus de 40 millions d’avortements.

Bien que les sondages montrent régulièrement qu’une nette majorité des américains désapprouvent l’avortement sans entrave et à la carte, les slogans bien affûtés, presque magiques du mouvement – en séduisant l’inclination profonde des américains pour la tolérance, la vie privée et les droits individuels – ont pourvu le camp de l’avortement d’un puissant arsenal rhétorique pour combattre les tentatives de renverser Roe, ayant déjà abattu toutes les lois des états interdisant l’avortement.

Dans les guerres de marketing, le parti qui cadre les termes du débat gagne presque toujours. Et les premiers promoteurs de l’avortement ont brillamment réussi à faire exactement cela – à détourner l’attention des sujets centraux, c’est à dire ce que l’avortement fait à la fois à l’enfant à naître et à la mère, et à cibler le débat sur un sujet tout neuf : « le choix ». La moralité de tuer l’enfant à naître n’avait plus à être débattue mais plutôt « qui décide ».

Les slogans originaux des droits de l’avortement au début des années 70 – ils restent pratiquement des articles de foi et des cris de ralliement du mouvement ‘pro-choix’ à ce jour – étaient « Liberté de choix » et « Les femmes doivent avoir le contrôle de leur propre corps ».

“ Je me souviens d’avoir ri quand nous avons fabriqué ces slogans” se rappelle le Dr. Bernard Nathanson, co-fondateur du groupe d’avant-garde pro avortement, NARAL, évoquant les premiers jours du mouvement pro avortement fin des années 60 et début des années 70. « Nous étions en train de chercher des slogans sexy, accrocheurs pour attraper l’opinion publique. C’était déjà des slogans très cyniques juste comme tous ces slogans d’aujourd’hui sont très très cyniques. »

En plus d’avoir servi comme directeur du comité exécutif de NARAL – au départ ‘National Association for the Repeal of Abortion Laws’ renommée plus tard National Abortion and Reproductive Rights Action League – ainsi que de son comité médical, Nathason a été l’un des architectes et stratèges principaux du mouvement de l’avortement aux Etats-Unis. Il raconte une histoire étonnante.

Changer la loi sur l'avortement

“En 1968, j’ai rencontré Lawrence Lader”, dit Nathanson. « Lader venait juste de finir d’écrire un livre intitulé ‘avortement’ dans lequel il avait audacieusement exigé que l’avortement soit légalisé à travers le pays. Je venais juste de finir un internat en obstétrique et gynécologie et j’étais impressionné par le nombre de femmes qui venaient dans nos cliniques, services et hôpitaux souffrant d’avortements clandestins ratés, infectés. »

“Lader et moi étions parfaits l’un pour l’autre. Nous nous sommes mis à tramer l’organisation connue maintenant en tant que NARAL. Avec Betty Friedan, nous avons établi cette organisation et commencé à travailler sur la stratégie. »

“Nous avons convaincu les medias que la cause de l’avortement permissif était libérale, éclairée et sophistiquée, » se souvient le co-fondateur du mouvement. « Sachant que dans le cadre d’un véritable sondage, nous serions battus à plate couture, nous avons simplement inventé les résultats de sondages fictifs. Nous avons annoncé aux médias que nous avions réalisé des sondages et que 60% des américains étaient en faveur de l’avortement permissif. C’est la tactique du mensonge qui s’accomplit. Très peu de gens apprécient d’être minoritaires. Nous avons stimulé suffisamment de sympathie pour vendre notre programme d’avortement permissif en inventant le nombre annuel d’avortements clandestins aux Etats-Unis. Le chiffre réel approchait les 100'000 mais le chiffre que nous avons constamment répété aux médias était 1 million. »

“De souvent répéter le grand mensonge convainc suffisamment le public. Le nombre de femmes décédant d’avortements illégaux correspondait annuellement à 200-250. Le chiffre dont nous avons constamment nourrit les médias était 10'000. Ces faux chiffres ont pris racine dans la conscience des américains et en ont persuadé beaucoup qu’il fallait faire craquer la loi sur l’avortement.

“Un autre mythe que nous avons asséné au public par les medias est que le fait de légaliser l’avortement signifierait seulement que les avortements ayant lieu illégalement seraient faits légalement. En fait, il est évident que l’avortement est utilisé comme méthode primaire de contrôle des naissances aux Etats-Unis et le chiffre actuel des avortements a augmenté de 1’500% depuis la légalisation. (mcl cf. http://www.abortions.ch/indexF.htm )

La brillante campagne de marketing malhonnête de NARAL, dopée par la « recherche » frauduleuse a été un succès stupéfiant. A New York, la loi interdisant l’avortement était inscrite depuis 140 ans. « En 2 années de travail, nous, à NARAL, avons abattu cette loi » affirme Nathanson. « Nous avons fait pression sur la législature, nous avons piégé les médias, nous avons dépensé de l’argent en relations publiques… Notre premier budget annuel s’élevait à 7'500 dollars. Sur ce montant, 5'000 dollars étaient alloués à une firme de relations publiques afin de persuader les médias de la justesse de notre position. C’était en 1969. »

New York est immédiatement devenue la capitale de l’avortement dans la moitié est des Etats Unis.

“Nous étions inondés par les demandes d’avortement,” dit Nathanson. « A cette fin, j’ai établi une clinique, the Center for Reproductive And Sexual Health (C.R.A.S.H.), qui opérait dans la partie est de Manhattan. Elle comprenait 10 salles d’opération, 35 docteurs, 85 infirmières. Elle fonctionnait 7 jours par semaine de 8 heures du matin jusqu’à minuit. Nous pratiquions 120 avortements quotidiens dans cette clinique. A la fin des 2 années lorsque j’en avais été le directeur, nous avions réalisé 60'000 avortements. Moi-même, avec mes propres mains, j’ai fait 5'000 avortements. J’en ai supervisé 10'000 autres que les résidents ont fait sous ma direction. J’ai donc 75'000 avortements dans ma vie. Ce sont plutôt des garanties solides pour parler de l’avortement. »
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"Une fenêtre dans le ventre"

Au bout de 2 ans, Nathanson démissionna de C.R.A.S.H. et devint le chef du service obstétrique de l’Hôpital St Luc à New York, un centre de formation essentiel de l’Ecole de Médecine de l’Université Columbia. A l’époque, en 1973, un grand nombre de nouvelles technologies et d’appareils venait tout juste d’être mis à disposition, tous ces instruments ayant été conçus pour permettre aux médecins d’avoir accès à une « fenêtre dans le ventre ».

Nathanson rappelle l’étalage éblouissant de technologies de pointe d’alors:

L’échographie en temps réel: un instrument qui émet des ultrasons dans l’abdomen maternel. Les échos qui reviennent sont recueillis par un ordinateur et assemblés pour former une image animée ;

Le monitorage: nous clampons un appareil sur l’abdomen maternel, et enregistrons continuellement le rythme cardiaque foetal instant après instant ;

La foetoscopie: un instrument optique installé directement dans le ventre. Nous pouvions voir ce bébé, en fait, le regarder en face;

La cordocentèse: on prend une aiguille, que l’on plante dans l’utérus maternel et, au moyen de l’échographie, on repère les artères ombilicales puis on introduit l’aiguille dans le cordon ombilical, prélevant le sang du bébé, diagnostiquant ses maladies et le soignant en lui administrant des médicaments. Aujourd’hui, on peut même pratiquer une intervention chirurgicale sur l’enfant à naître !

“ De toute façon” dit Nathanson, “comme résultat de toute cette technologie – en regardant ce bébé, en l’examinant, en l’investiguant, en surveillant ses fonctions métaboliques, en le voyant uriner, avaler, bouger et dormir, en l’observant en train de rêver, ce que vous pouviez voir par l’échographie à ses clignements rapides d’ yeux, en le soignant, en l’opérant – j’en suis finalement venu à la conclusion qu’il était mon patient. C’était une personne ! J’étais un médecin, assermenté pour sauver la vie de mes patients et non pour la détruire. Alors j’ai changé d’avis sur le sujet de l’avortement.»

“Il n’y avait rien de religieux à cela,” se dépêche t’il d’ajouter. « C’était purement un changement d’avis résultant de cette technologie fantastique et des nouvelles perceptions et connaissances que j’avais de la nature de l’enfant à naître. »

Nathanson exprima alors quelques doutes au sujet de l’avortement dans un éditorial du New England Journal of Medicine. « J’ai été immédiatement convoqué à un tribunal bidon et j’ai été banni du mouvement pro avortement, ce qui ne m’a pas empêché de dormir. »

En 1985, intrigué par la question de ce qui se passe réellement pendant un avortement lors des trois premiers mois de la grossesse, Nathanson décida de mettre une machine à ultrasons sur l’abdomen d’une femme en train d’avorter et de faire une vidéo de ce qui se passe.

“Nous avons obtenu un film qui était ahurissant, choquant, effrayant,” dit-il.

On en fit un film intitulé “ le Cri Silencieux” ww.silentscream.org (non activé). Il était bouleversant et les gens pro-avortement ont paniqué. Parce qu’à ce moment, nous avions déplacé le débat sur l’avortement de la moralisation, des sermons, des slogans et des pamphlets en une argumentation hautement technologique. Dès lors, pour la première fois, le mouvement pro-vie avait à disposition toute la technologie et toute l’intelligence, et les gens pro avortement étaient sur la défensive.

Le film de Nathanson a provoqué une campagne massive de diffamation de la part du mouvement pro avortement, y compris des accusations qu’il avait falsifié le film. Il ne l’avait pas fait. « J’ai été accusé de tout et n’importe quoi, de la pédérastie au népotisme. Mais le public américain a vu le film. »

En 1987, Nathanson a produit un autre film, encore plus fort, intitulé “Eclipse de la Raison” présenté par Charlton Heston. « ‘Le Cri Silencieux’ concernait un enfant qui avait été avorté à 12 semaines, » dit Nathanson. « Mais il y a 400 avortements quotidiens dans ce pays qui sont faits après le 3ème mois de la grossesse. Contrairement à la croyance populaire, Roe v.Wade a rendu l’avortement permissible jusqu’au 9ème mois (inclus) de la grossesse. Je voulais exposer ce qui se passe dans l’un de ces avortements tardifs, après le 3ème mois.

Ils ont pris un foetoscope qui est un long instrument optique avec une lentille à un bout et une puissante lumière à l’autre. Ils ont inséré le foetoscope avec une caméra dans le ventre d’une femme à 19 ½ semaines, et l’avorteur se mit au travail.

Alors les morceaux sont assemblés sur une table, reconstitués comme un puzzle de manière à ce que l’avorteur puisse être sûr que le bébé entier a été enlevé. Nous avons photographié tout ceci par le foetoscope. C’est un film accablant.

C’est ainsi que Bernard Nathanson, qui fut un fondateur et un stratège au plus haut niveau du mouvement pro avortement, en est venu à s’engager résolument pour la cause de mettre fin à l’avortement légal en Amérique.

Nathanson n’est certainement pas le seul avorteur à avoir changé de camp dans la guerre de l’avortement. En fait, ces dernières années, des centaines de pourvoyeurs d’avortement ont quitté leur profession. Sur leur site Internet, NARAL se lamente sur « le nombre fléchissant de docteurs volontaires ou formés à pratiquer des avortements. »

Si nous voulons vraiment comprendre comment l’avortement a été promu avec autant de succès, il n’ y a pas de meilleure source que ceux qui ont travaillé dans l’industrie de l’avortement. A la différence de n’importe qui d’autre, ils savent d’expérience ce que c’est de vendre et de pratiquer des avortements pour gagner sa vie.

Respirez à fond et préparez vous à être choqué par ce que vous lirez par la suite.

Traduit de l'anglais. Source : David Kupelian http://www.wnd.com/2005/01/28544/.