Ces bonnes vielles méthodes de désinformation

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Elle courre, elle courre, la rumeur...mais elle n'est que mensonge ! Eternelle répétition d'une stratégie désormais éculée : surestimer monstrueusement le nombre d'avortement dans un pays pour tenter d'obtenir sa légalisation.

Cette fois, c'est au Maroc que cette piteuse désinformation se déroule. On assiste aujourd'hui à la sortie d'une pseudo "étude scientifique" de l'association marocaine de planifiation familial, c'est à dire une antenne de l'organisation présente partout dans le monde : le planning familial, dont l'ultime but est la légalisation de l'avortement partout,dans le monde et quelque soit le délai de grossesse. Sans hésiter d'ailleurs à faire la promotion de l'avortement, comme pour un simple contraceptif, comme cela a pu être le cas en France.

"600 interruptions de grossesse clandestine chaque jour au Maroc", avance l'étude. Penchons-nous un peu sur ce chiffre : 600*365 = 219000 avortement clandestins par an, donc. Or la population du Maroc est de 30 millions. Comparons maintenant ce chiffre à des pays européens, où l'avortement est légal, admis, promu et remboursé. La France a un chiffre très proche, mais pour une population double! Pire : l'Allemagne connaît 117000 avortements pour une population de plus de 80 millions d'habitant!

Et c'est sur la base de cette information complètement frauduleuse que l'on réclame "un débat". Plus drôle encore, l'une des proposition est la formation d'un "comité d'éthique". On compte chez les pro-avortementssur l’écoute attentive de la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, qui a légalisé la pilule du lendemain ce printemps.

On a en revanche raison de condamner les avortements clandestins. Un marché lucratif, punis, mais sans doute pas suffisamment par les autorité marocaines. Au Maroc, seul est autorisé l’avortement dit « thérapeutique », au nom de la santé de la mère. Le Code pénal prévoit jusqu’à 2 ans de prison pour une femme qui se fait avorter, de 1 à 5 ans pour quiconque pratique un avortement sur autrui, de 10 à 20 ans s’il y a décès de la patiente et jusqu’à 30 s’il y a récidive.

Source : Cerise Maréchaud - RFI ( Radio France International )