Marine Le Pen : "Je ne suis pas pour l'avortement"

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Marine Le Pen, fille de Jean-Marie Le Pen, en tête des sondages pour la succession de son père à la tête du Front National, s'est exprimée sur le sujet de l'avortement sur Radio Courtoisie lors de l'émission Le libre Journal de Catherine Rouvier. Elle se prononce "contre l'avortement" en excluant toutefois "d'interdire purement et simplement l'avortement".

Nous reproduisons ici ses propos :

"Je ne suis pas pour l'avortement. J'aimerais bien savoir qui est pour l'avortement. Je ne suis pas pour l'avortement mais je ne pense pas qu'il soit possible aujourd'hui d'interdire purement et simplemment l'avortement, c'est-à-dire de recréer somme toute une pénalisation de l'acte d'avortement. Mais je trouvais des solutions et il m'apparait que la solution la plus évidente est de mettre en place une grande politique d'incitation à la natalité. Or je crois que, depuis déjà de nombreuses années, les politiques ont fait l'inverse, ils ont fait des politiques d'incitation à l'avortement, en ne donnant pas d'autre choix à beaucoup de femmes [...] comme si c'était la solution miracle et ils ont fait de cet acte très grave, un acte dont certaines pensent ou croient qu'il est anodin. [...] Je crois qu'il faut une grande politique de respect de la vie, tout bêtement, c'est-à-dire réintroduire, réinsuffler dans notre société le respect de ce qui est vivant, et en premier lieu de l'homme lui-même et de l'enfant en particulier. Et quand on aura, par toute une série de politiques, réinsufflé ce respect de la vie [...] c'est ainsi que nous pourrons lutter contre un chiffre qui n'a jamais baissé et c'est ça le plus dramatique.

Et quand on lit la loi de 1975, elle était beaucoup plus rigide dans ses principes que ce qu'elle est aujourd'hui [...] elle pénalisait l'incitation à l'avortement. Or aujourd'hui il existe des véritables politiques d'incitation à l'avortement sans que cette incitation soit condamnée. La lettre de la loi était plus dure que l'esprit de la loi. En votant cette loi, il fallait s'attendre à ce que cet acte devienne quelque chose de commun ou d'anodin. [...]


Si j'avais les moyens, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire baisser de manière majeure le nombre des avortements mais surtout pour réinsuffler chez les femmes et les hommes, le caractère sacré de la vie."

 

Source : Le Salon Beige