Mexique : rejet massif d'une tentative de légalisation

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L'Etat de Colima (cf. carte ci-contre) a été le dernier Etat en date à rejeter une tentative de légalisation de l'avortement. Une tentative menée par un socialiste qui a échoué au Congrès de l'Etat à 19 votes contre 1. L'élu à l'origine de la loi, Adolfo Nunez Gonzales, du Parti de la Révolution Démocratique (PRD) a attribué l'échec à l'influence de l'Eglise catholique dans l'Etat qui aurait poussé les libéraux du Parti de la Révolution Institutionnel (PRI) de voter dans le même sens que le parti le plus pro-vie, le Parti Action Nationale (PAN), le parti de l'actuel président mexicain. "Les membres du PRI ne sont pas fous, et savent que s'ils ont de bonnes relation avec l'Eglise, cela peut encourager de nombreuses personnes à voter pour eux", a-t-il déclaré.

Le PRD est le fer de lance de la promotion de l'avortement au Mexique, responsable de la seule législation permissive, dans la ville de Mexico, qui a fait couler beaucoup d'encre et qui est considéré comme la tête de pont des lobbies pro-avortement dans le pays, qui souhaitent s'appuyer sur cette législation pour étendre l'avortement à tout le pays. Même des membres du PRD ont voté pour maintenir l'actuelle loi dans l'Etat de Colima qui interdit l'avortement sauf en cas de malformation, danger pour la vie de la mère ou viol.

Cependant, les résistances sont nombreuses, et des Etats ont même modifié leur consitution pour inscrire le droit à la vie dans le marbre (et donc l'interdiction de l'avortement, sauf danger pour la vie de la mère). Le soutien de la population à cette cause est d'ailleurs forte.

Récemment, la cour suprême du Mexique, qui avait entériné la légalisation de l'avortement dans la ville de Mexico a accepté d'entendre une plainte socialiste contre l'Etat de Basse Californie qui a inscrit le droit à la vie dans sa consitution.

Source : LifeSiteNews, LifeSiteNew