Au Québec : la polémique sur l'avortement s'amplifie

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Les nouvelles normes contenues dans la loi 34 encadrant et durcissant la pratique de l'interruption volontaire de la grossesse (IVG) dans les cliniques privées continuent de susciter le débat. De nouvelles révélations de Radio-Canada laissent croire que les directives, qui risquent de restreindre la pratique de l'avortement, viendraient du Collège des médecins du Québec, qui en a déjà rejeté la paternité. Au Collège des médecins, le président Yves Lamontagne parle d'une erreur d'interprétation.

Côté politique, c'est le ministre de la santé, Yves Bolduc qui est critiqué. Jean Charest, premier ministre a néanmoins assuré mercredi qu'il faisait «totalement confiance» à son ministre de la Santé, Yves Bolduc, aux prises avec la polémique entourant les règles imposées aux cliniques d'avortement. «Dans le domaine de la santé, il y aura toujours des crises, il y aura toujours des débats, c'est 43 % de nos dépenses», a indiqué le premier ministre mercredi lorsqu'il a été questionné sur la plus récente controverse à toucher le ministre de la Santé.

Yves Bolduc a par la suite demandé un avis au Collège des médecins et s'est dit confiant d'arriver à un terrain d'entente qui permettra d'assouplir les règles pour les cliniques d'avortement. «On devrait trouver des solutions qui vont satisfaire tout le monde», a-t-il réitéré mercredi en point de presse à l'Assemblée nationale.

Quant aux critiques, Yves Bolduc estime qu'elles font partie du boulot. «Vous savez, comme ministre de la Santé, c'est habituel qu'il y ait des crises qu'on ne peut pas prévenir. Il faut à ce moment-là agir en bon médecin de famille, prendre une décision et trouver des solutions.»

Mercredi, tant Yves Bolduc que Jean Charest ont par ailleurs affirmé que le fait d'avoir inclus les cliniques d'avortement dans la loi 34 n'a rien à voir avec une volonté d'en restreindre l'accès. «L'avortement est une affaire réglée au Québec. Ce n'est pas un débat qu'on va rouvrir, c'est réglé, on ne reviendra pas là-dessus», a voulu tranché le premier ministre Charest.

Sources : Radio Canada, Cyberpresse,