Avortement : encore trop de cas dans la région PACA

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La Région Paca est pleinement confrontée au problème de l'avortement. Avec plus de 20 000 interruptions volontaires de grossesse au cours de la seule année 2007, son taux d'IVG est le 3e au niveau national, après l'Ile-de-France et la Corse. 

« Il ne s'agit pas de remettre en cause le droit à l'IVG, mais on ne peut pas non plus contester qu'avec près de 230 000 avortements pratiqués chaque année en France, un chiffre toujours stable, on est en échec ! », note un gynécologue obstétricien azuréen sous couvert d'anonymat. Comme la plupart de ses confrères, il réalise plusieurs IVG par semaine. L'avortement, autorisé sous certaines conditions depuis 1975 (loi Veil), reste un sujet sensible. « La plupart d'entre nous refusons de réaliser des IVG au-delà de 12 semaines de grossesse (2), car il s'agit d'un vrai acte chirurgical qui peut être catastrophique. C'est horrible à faire, en dehors de tout jugement de valeur moral ! »

Pour autant, les termes du praticien sur les femmes candidates à l'IVG ne sont pas tendres : « C'est une population particulière qui souvent, après avoir pris rendez-vous, ne se présente pas à la consultation ! On peut parfaitement comprendre qu'un accident survienne dans la vie d'une femme. Mais, chez certaines d'entre elles, minoritaires heureusement, l'avortement est utilisé comme un moyen de contraception ! »

Source : Nice Matin